| Historique |
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Le SESM fut fondé le 23 mai 1977 sous la dénomination «Syndicat des Employés de la Sidérurgie et des Mines». Après le Congrès de la FEP du 30 décembre 1978, qui aurait dû entamer le renouveau du syndicat des employés privés, de premiers contacts furent noués entre la FEP et les fédérations SESM et Aleba. Lorsqu’une base de confiance fut créée, une première collaboration se faisait à l’occasion des élections des délégations en 1979 et, ensemble avec le LCGB, des listes communes furent présentées lors du renouvellement de la Chambre des employés privés et des organes des assurances sociales. En date du 6 juin 1980 le SESM signa un protocole d’accord avec la FEP et rejoignait ce syndicat. Le 27 juin 1981 le SESM ratifia lors de son Congrès de nouvelles structures syndicales et s’intégra dans la structure «Sidérurgie» de la FEP. Entre temps le SESM avait changé sa dénomination en «Syndicat des Employés de la Sidérurgie et de la Métallurgie», un nom qui est resté jusqu’à ce jour. Comme la FEP n’arriva cependant pas à se décider pour se donner une structure d’organisation moderne et indispensable, un conflit éclata entre le SESM et la direction de la FEP. Ceci eut comme conséquence que les membres du bureau exécutif du SESM furent exclus du syndicat des employés privés. Comme les membres du SESM se montraient solidaires avec leur direction, le SESM décida de quitter en bloc la FEP et, à l’occasion d’un Congrès extraordinaire tenu le 12 mai 1984, les délégués se prononçaient avec une large majorité pour un ralliement au LCGB. Le protocole d’accord afférent signé avec le LCGB accorda au SESM entre autres une autonomie contractuelle absolue. Ceci permettait au SESM d’assumer pleinement ses responsabilités lors du changement technique au sein de la sidérurgie, c.à d. de l’abandon fin des années 90 de la filière des hauts fourneaux en faveur des fours électriques. D’autre part le SESM pouvait marquer de son empreinte les négociations de la tripartite sidérurgique, tout comme il arrivait à adapter le contrat collectif pour les employés aux réalités dans les services. Une nouvelle dimension était atteinte en 2001 avec la constitution d’ARCELOR, ce qui donnait au sujet «globalisation» toute son importance et entraînait pour les syndicats de nouveaux défis. Pour mettre en place une contrepartie syndicale par rapport à cette nouvelle société, les deux syndicats LCGB-SESM et OGB-L décidaient de créer une structure commune. De ce fait une association sans but lucratif, en l’occurrence «OGB-L/LCGB sidérurgie a.s.b.l.», fut fondée en mai 2002, dont les organes sont occupés paritairement par les deux syndicats. Cette association est compétente pour tous les sujets en rapport avec la tripartite, pour les dossiers internationaux au niveau de la fédération européenne des métallurgistes, ainsi que pour l’ensemble de la problématique du Comité mixte d’entreprise européen. Entretemps, près de 4 ans plus tard, ce sont les vents de la globalisation qui soufflent en renfort sur l’industrie sidérurgique avec le résultat de l’OPA/OPE de Mittal Steel sur Arcelor en début 2006. Aujourd’hui, désormais nous savons qu’ ArcelorMittal est devenu une réalité qui représente le premier sidérurgiste mondial, de loin le plus important en millions de tonnes produites, en chiffre d’affaires, et en nombre de salariés. Par conséquent la coordination des efforts syndicaux au niveau national, et au-delà au niveau européen est désormais indispensable. Suite à ces faits de globalisation et de mondialisation, le SESM avait, pour fêter son 30ième anniversaire invité ses membres, ses sympathisants, ses amis, ainsi que les représentants du monde politique, à assister aux festivités organisées le 16 juin 2007 à « La Rockhal » à Esch/Belval. Ce lieu historique qui hébergeait anciennement le « Bedding » fut aussi le lieu de naissance du SESM en 1977. Le SESM compte aujourd’hui environ 3000 membres, y compris les pensionnés. Le thème choisi de la séance académique « Avantages et Risques de la Globalisation » fut éclairé par les orateurs MM. Norbert Conter, président du SESM, Luc Frieden, Ministre de la Justice et Ministre du trésor et du Budget, Roland Junck, Directeur Général ArcelorMittal et Robert Weber, président national du LCGB. Quelques 500 personnes ont suivi l’invitation et ont pu assister à des discours du plus haut niveau et de plus haute qualité. Dans son allocution de bienvenue Norbert Conter, président du SESM, après avoir salué les nombreux invités retraça brièvement l’évolution du SESM, et l’ancrage au sein du LCGB. Ensuite, Norbert Conter analysa les événements récents qui ont si profondément marqué la sidérurgie luxembourgeoise, à savoir la création d’Arcelor et ensuite, la fusion entre Arcelor et Mittal Steel. Ce fut une analyse critique et une détermination certaine de faire prévaloir aussi dans ce nouvel environnement le fait syndical. Norbert Conter a insisté sur l’importance du modèle luxembourgeois, qui associe les syndicats aux décisions et au devenir du secteur sidérurgique. Ce modèle doit être perpétué et pérennisé au bénéfice des travailleurs. Ce sont les syndicats qui continuent à placer l’homme au centre de leurs préoccupations et qui contribuent ainsi à une dynamique du secteur qui porte la sidérurgie luxembourgeoise à la pointe des évolutions. Néanmoins, tous les discours qui ont été menés à cette occasion ont certainement aidé à comprendre mieux certains mécanismes. Am 23. Mai 1977 wurde das SESM unter der Bezeichnung „Syndicat des Employés de la Sidérurgie et des Mines“ gegründet. Nach dem FEP-Kongress vom 30. Dezember 1978, welcher die Erneuerung der Privatbeamtengewerkschaft einläuten sollte, kam es zu ersten Kontakten zwischen der FEP und den Verbänden SESM und Aleba. Nachdem eine Verrtrauensbasis geschaffen worden war, kam es zu einer Zusammenarbeit anlässlich der Ausschusswahlen von 1979 und, zusammen mit dem LCGB, zu gemeinsamen Listen bei der Erneuerung der Privatbeamtenkammer und der Organe der Sozialversicherung. Am 6. Juni 1980 unterschrieb das SESM ein Einigungsprotokoll mit der FEP und trat dieser Gewerkschaft bei. Am 27. Juni 1981 ratifizierte das SESM anlässlich seines Kongresses neue Gewerkschaftsstrukturen und integrierte sich in die Struktur „Stahlindustrie“ der FEP. In der Zwischenzeit hatte das SESM eine Namensänderung vorgenommen und zwar „Syndicat des Employés de la Sidérurgie et de la Métallurgie“, der Name der bis heute besteht. Da die FEP sich jedoch nicht entschliessen konnte sich absolut notwendige moderne Organisationsstrukturen zu geben, brach 1983 ein Konflikt zwischen dem SESM und der FEP-Führung aus. Dies hatte zur Konsequenz, dass die Exekutive des SESM aus der Privatbeamtengewerkschaft ausgeschlossen wurde. Da die Mitglieder des SESM sich solidarisch hinter ihre Führung stellten, beschloss das SESM geschlossen die FEP zu verlassen und anlässlich eines aussergewöhnlichen Kongresses am 12. Mai 1984 sprachen sich die Delegierten mit grosser Majorität für einen Anschluss an den LCGB aus. Das diesbezügliche Einigungsprotokoll, das am 15. Mai 1984 unterzeichnet wurde, bewilligte dem SESM unter anderem eine absolute Autonomie betreffend die Kollektivvertragspolitik. Dies erlaubte es dem SESM seine Verantwortung anlässlich der technischen Umstellung in der Stahlindustrie, d. h. der Aufgabe Ende der 90er Jahre der Hochofenroute für die Elektroöfen, zu übernehmen. Ausserdem konnte das SESM die Verhandlungen der Stahltripartite deutlich mitprägen, sowie ebenfalls den Kollektivvertrag für die Angestellten den Realitäten in den Betrieben anpassen. Eine neue Dimension wurde 2001 mit der Gründung von ARCELOR geschaffen, womit das Thema Globalisierung voll ins Gespräch kam und demnach eine neue Herausforderung auf die Gewerkschaften zukam. Um ein geeignetes gewerkschaftliches Gegenstück zu dieser neuen Gesellschaft zu schaffen, beschlossen die beiden Gewerkschaften LCGB-SESM und OGB-L eine gemeinsame Struktur ins Leben zu rufen. Demgemäss wurde im Mai 2002 eine Gesellschaft ohne Gewinnzweck, die OGB-L/LCGB sidérurgie a.s.b.l. gegründet, deren Organe paritätisch von Vertretern der beiden Gewerkschaften besetzt sind, und welche für sämtliche Themen in Verbindung mit der Tripartite, den internationalen Dossiers auf der Ebene des Europäischen Metallerbundes, sowie für die gesamte Problematik des europäischen Betriebsrates von Arcelor kompetent ist. |

