Manque de solidarité du partenaire majoritaire! Imprimer
Lundi, 23 Mai 2011 13:49

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Attention ! Un piquet peut en cacher un autre...

DSCN01051Depuis maintenant plus de trente années, les différentes démarches au niveau de la restructuration de la sidérurgie luxembourgeoise ont été accompagnées par les syndicats luxembourgeois dans un seul et unique but :

la pérennité des activités au sein des sites de la sidérurgie et de son périmètre et des emplois y rattachés.

la sauvegarde des existences, le maintien des relations de travail et de la politique contractuelle, ainsi que les mesures d’accompagnement telles que la CDR et la préretraite – ajustement.

Actuellement, les salariés et leurs syndicats sont confrontés au niveau des sites d’AM Rodange et Schifflange avec une situation économique et conjoncturelle très difficile. Les partenaires sociaux ont convenu au sein du comité de suivi des effectifs de la tripartite, ainsi que lors de plusieurs réunions de négociation, dont la dernière a eu lieu le 15 avril 2011 d’un accord qui permet de trouver une solution en appliquant les modalités qui ont fait leur preuve depuis des décennies – la préretraite et la CDR.

Cependant, la mise en œuvre de ce véritable plan de sauvetage dévoile de fortes divergences dans l’interprétation des points de vue du groupe patronal et celui des syndicats contractants. Les syndicats ne disposent à ce jour d’aucun accord écrit qui doit être considéré comme un avenant aux accords de la tripartite sidérurgique du 19 décembre 2008 (Lux 2011).

Afin de remédier à cette situation inacceptable sur les sites de Rodange et Schifflange et pour mettre enfin un terme aux discussions interminables autour de l’externalisation des activités du service informatique, qui ne pourra pas entraîner des conséquences négatives pour le personnel y occupé, le LCGB-SESM a revendiqué de toute urgence, par courrier envoyé au Premier Ministre, la convocation d’une réunion de la tripartite sidérurgique. Cette réunion qui nous a été accordée, aura lieu en principe à la date du jeudi, le 9 juin 2011. Dans ce contexte le LCGB-SESM a revendiqué aussi la continuation de la préretraite ajustement au-delà de la classe d’âge 1954.

Le LCGB-SESM a effectué ces démarches, dans le strict souci de l’intérêt du personnel occupé au sein de la sidérurgie. Le LCGB-SESM se refuse à tout activisme malsain, qui dans le style « show américain », « numéro de cirque artistique » ou « piquet de manifestation » n’a aucun autre résultat que de déséquilibrer le personnel concerné.

Soyons clair, un échec de la tripartite sidérurgique devrait connaître d’autres réactions des syndicats contractants qu’un simple piquet.

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Surtout qu’au niveau des dossiers concernés, p. exemple sur les sites de Rodange et Schifflange, le syndicat majoritaire a déjà accepté la mutation du personnel inscrit sans disposer d’aucun document signé par les partenaires sociaux et donc en dernière conséquence, le remplacement du personnel propre de la sidérurgie par des sous-traitants. A l’AOB, au niveau du service informatique toute démarche du président de la délégation reste invisible et impalpable.

Dans ce contexte, les déclarations récentes du président de l’OGBL / LCGB Sidérurgie A.s.b.l. que les restructurations au niveau de la sidérurgie luxembourgeoise se déroulent suivant les accords du dialogue social laissent songeur et frisent le ridicule.

Pire, le LCGB-SESM a dû envoyer un courrier au président de l’OGBL afin de motiver le partenaire majoritaire quant à la négociation de la convention collective. Le catalogue de revendications du LCGB-SESM étant prêt depuis fin décembre 2010, il a fallu une intervention du président de l’OGBL pour que ses troupes  se réunissent enfin avec le LCGB-SESM pour qu’on puisse envoyer en date du 16 mai 2011 (!) nos revendications communes à l’employeur.

Finalement, nous tenons à assurer le personnel d’ArcelorMittal, que les délégués du LCGB-SESM resteront fidèles à leur principe de base qui est la défense des intérêts de tous les salariés. Nous sommes prêts à l’action. Mais au centre de cette action, on doit retrouver le salarié et ses intérêts et non le besoin d’un syndicat et de ses dirigeants pour se profiler.

                                       Communiqué par le LCGB-SESM, le 23.05.2011

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